À l'approche de la fin de sa mission en Haïti, l'ambassadeur de France, Antoine Michon, a estimé que la libération des routes contrôlées par les groupes armés est une condition essentielle à la tenue d'élections crédibles dans le pays.

 

Dans une déclaration faite cette semaine, le diplomate a souligné que l'acheminement du matériel électoral vers les sections communales les plus reculées ne pourra être assuré tant que les principaux axes routiers resteront sous l'emprise des bandits.

 

« Mon plus grand souhait, c'est de voir une large majorité d'électeurs participer au vote, afin de garantir la crédibilité du processus », a déclaré Antoine Michon, insistant sur l'importance d'un scrutin inclusif et sécurisé.

 

Par ailleurs, le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, est appelé à rétablir un climat de sécurité permettant l'organisation des élections. Selon les dispositions de l'accord de transition, il lui incombe de créer les conditions nécessaires à la tenue du scrutin, faute de quoi il pourrait être contraint de quitter le pouvoir.