Au moins 1 408 personnes ont été tuées et 656 autres blessées en Haïti entre avril et juin, selon le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). Ce bilan est en baisse d’environ 14 % par rapport au premier trimestre, mais la violence reste particulièrement meurtrière dans le pays.

 


Télécharger le rapport➡️Télécharger


 

Plus de la moitié des victimes sont attribuées aux gangs, tandis qu’environ 40 % ont été recensées lors d’opérations menées par les forces de sécurité. Les 5 % restants sont liés à des groupes d’autodéfense ou à des actes de justice populaire.

 

Dans la Plaine du Cul-de-Sac et à Cité Soleil, les affrontements entre gangs rivaux ont fait 463 morts et provoqué le déplacement de plus de 18 000 personnes. Les groupes armés continuent également d’étendre leurs activités dans l’Artibonite et le Sud-Est.

 

Le BINUH souligne par ailleurs le lourd bilan des opérations anti-gangs. Plus de 800 personnes ont été tuées ou blessées lors d’opérations de sécurité, dont au moins 95 qui n’avaient aucun lien avec les gangs. Neuf civils, dont six enfants, ont également été tués ou blessés lors d’opérations impliquant des drones explosifs.

 

En mai, près de 1,47 million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays, selon les données citées par l’ONU.

 

Le rapport ne prend pas encore en compte les victimes de l’attaque meurtrière perpétrée à Kenscoff les 23 et 24 août. Ces victimes devraient être comptabilisées dans le prochain bilan des Nations unies.