Le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié, ce lundi 27 juillet 2026, le calendrier des opérations électorales pour la période 2026-2027. Selon une note de presse, le premier tour de l'élection présidentielle, des législatives ainsi que le référendum sur les modifications proposées à la Constitution sont programmés pour le 13 décembre 2026.

 

Le document précise que le second tour de l'élection présidentielle et des législatives, de même que les élections des collectivités territoriales, devraient se tenir le 21 février 2027.

 

 

Toutefois, le CEP souligne que le respect de ce calendrier demeure conditionné à l'amélioration de la situation sécuritaire et à la mobilisation des ressources financières nécessaires à la poursuite des opérations électorales. Cette réserve intervient dans un contexte où une grande partie de la région métropolitaine de Port-au-Prince reste sous l'influence de groupes armés, tandis que plusieurs communes du pays connaissent encore de graves difficultés d'accès.

 

Dans sa note, l'institution électorale rappelle également que l'organisation des élections constitue une responsabilité partagée entre le gouvernement, les acteurs politiques, la société civile ainsi que les partenaires nationaux et internationaux appelés à soutenir le processus.

 

Par ailleurs, le CEP réaffirme son engagement à conduire des élections inclusives, transparentes et impartiales, dans le respect des principes d'indépendance et de responsabilité démocratique.

 

Un processus attendu depuis plusieurs années

La publication de ce calendrier marque une étape importante dans la relance du processus démocratique en Haïti. Le pays n'a plus organisé d'élections générales depuis plusieurs années, tandis que les institutions élues se sont progressivement retrouvées sans mandat, laissant le pays sans Parlement fonctionnel et avec des autorités locales largement expirées.

 

Le référendum constitutionnel, prévu le même jour que le premier tour des élections, demeure l'un des dossiers les plus sensibles du processus. Plusieurs organisations politiques et de la société civile continuent d'exprimer des réserves sur sa tenue dans le contexte actuel, estimant que les conditions de sécurité et de gouvernance restent insuffisantes.

 

La communauté internationale, notamment les Nations unies, la CARICOM, l'Organisation des États américains (OEA) et plusieurs partenaires bilatéraux, suivent de près l'évolution du processus électoral. Ces acteurs ont régulièrement insisté sur la nécessité de créer un environnement sécuritaire crédible afin de garantir la participation des électeurs et la tenue d'un scrutin libre et équitable.

 

Avec cette publication officielle, le CEP lance désormais les différentes phases préparatoires du processus électoral, dont l'enregistrement des candidatures, la mise à jour du registre électoral, la formation du personnel électoral et les opérations logistiques, sous réserve que les conditions sécuritaires et financières permettent le respect des échéances annoncées.