Le mardi 6 janvier 2026, les Nations unies ont exprimé leur vive préoccupation à la suite de l’intervention américaine au Venezuela, qualifiant cette action d’« atteinte à un principe fondamental du droit international » et estimant qu’elle affaiblit l’architecture même de la sécurité collective.
« Il est clair que cette opération a porté atteinte à un principe fondamental du droit international, selon lequel les États ne doivent pas menacer ou recourir à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, lors d’un point de presse à Genève. Elle a ajouté : « La question est de savoir si les États membres respectent et défendent les lois et la Charte qu’ils ont eux-mêmes établies, non pas individuellement, mais collectivement. »
S’adressant aux journalistes, la porte-parole a rejeté l’argument avancé par Washington, qui invoque le bilan « déplorable et de longue date » du gouvernement vénézuélien en matière de droits humains pour justifier son action. « La responsabilité des violations des droits humains ne peut être établie par une intervention militaire unilatérale en violation du droit international », a-t-elle insisté.
Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, des forces spéciales américaines ont pris le contrôle de plusieurs points stratégiques de Caracas, la capitale vénézuélienne, ainsi que de zones côtières du pays. À l’issue de cette opération, le président Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été capturés puis transférés aux États-Unis, où le couple fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour trafic de drogue et autres crimes.
Actuellement en détention, M. Maduro a comparu lundi devant un juge fédéral à Manhattan. Lors de l’audience, l’ancien président a, selon la presse, clamé son innocence et affirmé avoir été enlevé par Washington.
Outre les Nations unies, de nombreux pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par les États-Unis comme une opération de police.
