L’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC) a exprimé sa vive inquiétude face à la situation actuelle au sein du Conseil Électoral Provisoire (CEP). Dans un communiqué publié à Pétion-Ville le 16 mars 2026, l’organisation estime que certaines décisions prises dans la formation du Conseil pourraient compromettre la crédibilité des prochaines élections en Haïti.
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Selon l’institution, la crise trouve son origine dans l’éviction de Me Gédéon Jean, qui avait été choisi par le secteur des droits humains pour le représenter au sein du CEP. Pour l’INDDESC, cette décision va à l’encontre du principe de représentativité et soulève des inquiétudes quant au respect des engagements pris dans l’Accord du 3 avril 2024.
L’organisation critique également l’intégration de Magalie Georges au sein de l’institution électorale. Elle affirme que cette nomination renforce la perception d’une influence politique dans le processus électoral, ce qui pourrait fragiliser la confiance de la population dans les futures élections.
Face à cette situation, l’INDDESC appelle le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, à prendre des mesures afin de préserver l’intégrité du processus électoral. L’organisation exige notamment le retrait immédiat de Magalie Georges du CEP et le respect de la désignation initiale faite par le secteur des droits humains.
En conclusion, l’institut rappelle que la reconstruction démocratique du pays dépend avant tout de la crédibilité des institutions chargées d’organiser les élections. Selon l’INDDESC, ignorer cette exigence pourrait accentuer la crise de confiance déjà présente dans le pays.
