Ce déploiement intervient après la disparition de quatre soldats salvadoriens, membres de la Force de répression des gangs (FRG), lors d’une embuscade attribuée au gang « Chen Mechan », le 18 octobre dernier, à Santo 17, dans la Plaine du Cul-de-Sac.

 

Alors que le président salvadorien, Nayib Bukele, a annoncé le lancement d’une opération de recherche pour retrouver les disparus, certaines sources indiquent que ce déploiement s’inscrit dans le cadre d’une opération plus large contre les gangs armés, aux côtés des membres de la FRG.

 

« Avec l’arrivée de 690 soldats aujourd’hui, le contingent salvadorien en Haïti compte désormais 1 300 hommes. Ce déploiement se fait en concertation avec le gouvernement haïtien. Il s’agit d’un pays ami qui apporte son aide. Ce n’est pas une invasion », a déclaré mardi une source gouvernementale au quotidien Le Nouvelliste.

 

Toutefois, des interrogations persistent quant au commandement de ce nouveau contingent, à la durée de son déploiement et à la possibilité que d’autres renforts soient envoyés en Haïti. Jake Johnston, spécialiste des affaires haïtiennes, a notamment relevé un flux continu d’avions transportant des soldats et du matériel salvadoriens vers le pays.

 

Un responsable militaire américain a confirmé que le Commandement Sud des États-Unis avait mis à disposition des avions de transport militaire C-130 pour contribuer au transfert des troupes salvadoriennes. Mardi, Nayib Bukele a également relayé sur les réseaux sociaux un message indiquant qu’un avion C-130H de l’armée de l’air colombienne transportait des soldats vers Haïti.

 

L’arrivée de ces renforts pourrait renforcer les capacités opérationnelles de la FRG, qui compte environ 2 000 hommes, soit un peu plus du tiers des 5 500 personnels autorisés pour cette mission.

 

Cependant, selon le Miami Herald, Nayib Bukele souhaite que les soldats salvadoriens opèrent de manière indépendante, en dehors de la chaîne de commandement de la mission internationale.