Le bilan des affrontements armés entre bandes rivales à Cité Soleil et à Croix-des-Bouquets s’élève à au moins 390 morts, selon les données communiquées par le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric.

 

Ces personnes ont été tuées entre le 6 mars et le 16 mai 2026. D’après l’ONU, lors de ces affrontements, de nombreuses personnes ont été abattues à leur domicile ou alors qu’elles tentaient de fuir, tandis que d’autres ont été délibérément prises pour cible, soupçonnées de collaborer avec des groupes armés rivaux.

 

Outre les pertes humaines, les gangs ont incendié au moins 87 maisons et bâtiments publics, perturbant des services essentiels tels que la santé, l’éducation et le commerce.

 

Par ailleurs, ces affrontements armés ont contraint environ 10 000 personnes à se déplacer de force afin de trouver refuge en urgence auprès de proches, dans des camps de fortune surpeuplés ou encore dans des espaces publics, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Ces nouvelles vagues de déplacements ont eu lieu entre le 10 et le 15 mai, selon l’OIM. La majorité des personnes déplacées (72 %) ont trouvé refuge sur 20 sites, dont 15 préexistants et 5 créés en raison de ces violences.

 

La commune de Delmas a accueilli la majorité des personnes déplacées (59 %), suivie de Tabarre (19 %) et de plusieurs quartiers de Cité Soleil (19 %). Les violences ont particulièrement touché les quartiers de Martial, Bas Fontaine, Sarthe, Terre Noire, Blanchard et Duvivier.