La cour d’appel du tribunal de Paris a rendu son verdict mardi 7 juillet dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du Front national, devenu Rassemblement national en 2018. La cheffe de file de l’extrême droite française, Marine Le Pen, a été condamnée à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique.
La décision prévoit également une peine de 15 mois ferme d’inéligibilité. Cette mesure ne l’empêche toutefois pas, à ce stade, de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, ouvrant la possibilité d’une quatrième candidature à la magistrature suprême.
Cette affaire concerne l’utilisation présumée de fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires qui auraient, selon les accusations, travaillé pour le parti plutôt que pour leurs fonctions européennes. Le dossier a concerné plusieurs cadres et anciens élus du Front national.
Après l’annonce du jugement, une réunion a été organisée au siège du Rassemblement national afin de discuter de la stratégie du parti et de la possibilité de maintenir la candidature de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2027.
La décision de la cour d’appel pourrait avoir des conséquences importantes sur l’avenir politique de Marine Le Pen, figure centrale de la droite nationaliste française depuis plusieurs années. Ses proches affirment vouloir analyser le jugement avant de prendre une position définitive sur la suite.
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