La crise humanitaire à la frontière entre le Soudan et le Tchad s’aggrave de jour en jour. Plus de 161 500 nouveaux réfugiés soudanais ont franchi la frontière en 2025, portant à bout les capacités d’accueil du camp de Goudrane, où plus de 49 000 personnes vivent désormais dans des conditions critiques. Depuis le 7 novembre, la ration quotidienne d’eau a été réduite à seulement trois litres par personne, un seuil bien en dessous des besoins vitaux.
Cette situation extrême alimente la peur d’une épidémie de choléra, d’autant que près de 19 000 réfugiés dorment à ciel ouvert, sans accès suffisant à des latrines. Les infrastructures locales, déjà fragiles, sont totalement saturées, et les ressources en eau s’épuisent rapidement. Le Tchad peine à répondre à cet afflux massif dans un contexte de sécheresse persistante.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a lancé un appel urgent de 701,4 millions de dollars pour financer son plan de réponse 2025. Selon l’agence, seule une mobilisation internationale immédiate permettra d’éviter une catastrophe sanitaire et de garantir un approvisionnement durable en eau potable pour les milliers de réfugiés en détresse.
Source: Mali actu
