L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été remis en liberté ce lundi 10 novembre, après vingt jours passés à la prison de la Santé. Condamné à cinq ans de prison, dont deux fermes, dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, il avait interjeté appel de cette décision. Devant la cour d’appel de Paris, il a plaidé sa cause par visioconférence, les extractions de détenus n’étant plus autorisées.
L’audience, jugée tendue mais digne, s’est conclue sur une note d’émotion. L’ex-chef de l’État, visiblement éprouvé, a confié aux juges : « Ça a été dur, très dur, monsieur le président… » Ses avocats avaient souligné la fragilité morale de leur client et demandé sa libération immédiate dans l’attente de la suite de la procédure. L’avocat général, ne s’opposant pas à cette requête, a permis à la cour de trancher favorablement après plusieurs heures de délibération.
Cette décision marque un tournant symbolique dans le feuilleton judiciaire de Nicolas Sarkozy. Bien que libre, il reste sous le coup de plusieurs procédures en lien avec cette affaire complexe, mêlant soupçons de corruption et financement illégal de campagne. Sa remise en liberté lui offre un répit, mais la bataille judiciaire est loin d’être terminée pour l’ancien président.
