Nichée sur la côte sud-est d’Haïti, la commune de Bainet est un véritable carrefour d’histoire, de culture et de résilience. Avec ses 86 750 habitants (recensement de 2015), ses neuf sections communales et ses 300,6 km² de superficie, Bainet s’étend entre mer et montagnes, offrant un paysage à la fois majestueux et empreint de mémoire.

Population : 86 750 en 2015
Superficie : 300.6 km2
Code postal: HT 9210
SES NEUF (9) SECTIONS communales
· 1ère section, Brésilienne
· 2eme section, Trou Mahot
· 3eme section, La vallée de Bainet
· 4eme section. Haut Gandou
· 5eme section, Bas Gandou
· 6eme section, Bas de la Croix
· 7eme section, Bas de Gauche
· 8eme section, Oranger
• 9eme section, Bas des gris-gris
Sites touristiques
An Ba Pon (la valIée de Bainet)
Fort Carrière (sou fò)
Fort Blokos
Fort chenet
Son histoire
Bien avant l’arrivée de Christophe Colomb, Bainet était peuplée par les Taïnos, un peuple pacifique qui vivait de l’agriculture, de la pêche et du commerce inter-îles. L’arrivée des Européens au XVe siècle bouleversa profondément la région, marquée ensuite par la colonisation française et le système des plantations. Sous la domination coloniale, Bainet participa activement à l’économie de Saint-Domingue, notamment dans la production du sucre et du café, avant d’être secouée par la Révolution haïtienne (1791-1804), qui mena à l’indépendance du pays.
Tout au long du XIXe et du XXe siècle, Bainet traversa les soubresauts de l’histoire nationale : réformes agraires, luttes politiques, dictature et catastrophes naturelles. L’occupation américaine (1915-1934) laissa des traces, tout comme les régimes successifs qui affectèrent la vie rurale. Malgré tout, la commune a su préserver son âme créole, nourrie par le vaudou, la musique traditionnelle et un profond sentiment d’appartenance.
Aujourd’hui, Bainet s’affirme comme un lieu de renouveau communautaire. Entre tourisme durable, agriculture, pêche et projets éducatifs, elle aspire à conjuguer développement et identité. Son histoire, faite de luttes et d’espérance, en fait un symbole de la résilience haïtienne, une commune où le passé inspire encore l’avenir.
