Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS) a annoncé officiellement la fin du Temporary Protected Status (TPS) pour Haïti. Cette mesure entrera en vigueur le 3 février 2026, mettant un terme à un régime humanitaire qui permettait à des milliers de ressortissants haïtiens de vivre et de travailler légalement sur le territoire américain.
La décision a été entérinée par la nouvelle secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, qui justifie ce choix en affirmant qu’Haïti ne remplirait plus les critères requis pour bénéficier du TPS. Selon un communiqué du DHS, cette mesure fait suite à plusieurs mois de consultations avec d’autres agences fédérales.
Créé pour offrir une protection temporaire aux ressortissants de pays confrontés à des catastrophes naturelles ou à des conflits armés, le TPS pour Haïti avait été instauré en 2010, après le terrible séisme qui avait ravagé Port-au-Prince. Depuis, malgré les crises politiques, l’instabilité sécuritaire et les catastrophes climatiques, plusieurs prolongations avaient permis aux bénéficiaires haïtiens de rester légalement sur le sol américain.
Mais cette annonce plonge aujourd’hui des centaines de milliers de personnes dans l’incertitude et ouvre la voie à de potentielles expulsions à partir de février 2026, à moins d’un revirement ou d’une mesure de régularisation alternative.
Les défenseurs des droits humains dénoncent une décision brutale, aux conséquences dramatiques pour des familles entières, souvent établies depuis plus d’une décennie aux États-Unis.
Une page se tourne, mais la bataille juridique et politique autour du TPS pour Haïti est loin d’être terminée.
✍🏾 D’Haïti Wilkervens / Le Bainétien
