La tension politique en Haïti continue de s’intensifier alors que Déus Deronneth, l’ex député de Marigot à la 50e législature, appelle publiquement le Conseil présidentiel de transition (CPT) à prendre des mesures décisives contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et des diplomates étrangers.
Dans une déclaration sans détour, le parlementaire a souligné que « révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et recadrer le chargé d’affaires américain, Henry T. Wooster, ainsi que l’ambassadeur du Canada, André François Giroux, relève de la responsabilité directe du CPT ». Selon lui, la dignité du pays et de ses institutions ne peut souffrir aucune compromission.
Déus Deronneth a critiqué l’inaction du CPT face aux ingérences étrangères présumées, rappelant que « jusqu’à présent, le Conseil n’a pas demandé au ministre des Affaires étrangères de convoquer ces diplomates pour obtenir des explications, alors que le Premier ministre reste en poste ». Il a insisté sur le fait que certains moments de l’histoire exigent du courage et une prise de position ferme : « Il est temps de s’indigner, pour soi, pour sa famille et pour le pays. Le peuple attend des actes. Le monde observe. Ne partez pas dans la honte et l’indignité », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la contestation autour de l’action du Premier ministre se multiplie, alors que la population continue de faire face à une insécurité croissante. Les critiques de Déus Deronneth viennent renforcer la pression sur le CPT, déjà confronté à des tensions internes et à la nécessité de maintenir l’autorité de l’État face aux crises politique et sécuritaire.
La question de la révocation du Premier ministre et de la gestion des relations diplomatiques étrangères s’impose désormais comme un enjeu central pour le Conseil présidentiel de transition, dont la capacité à répondre à ces défis sera scrutée par l’opinion publique et la communauté internationale.
