La Fédération internationale des journalistes (FIJ) publie son rapport annuel et dresse un constat brutal : 111 journalistes ont été tués en 2025, dont près de la moitié à Gaza. Le document, rendu public à l’approche de la Journée des droits humains, met en lumière une année particulièrement meurtrière pour les professionnels des médias, marquée par une recrudescence des attaques ciblées et des pressions politiques.
Télécharger la liste des journalistes tués ⤵️
Depuis 1990, la FIJ recense 3 156 journalistes tués dans le monde, avec une moyenne de 91 morts par an. Le Moyen-Orient, une fois encore, concentre la majorité des cas : 69 décès, dont 51 en Palestine. L’organisation dénonce notamment l’attaque du 10 août qui a coûté la vie au reporter Anas Al-Sharif et à plusieurs de ses collègues. D’autres régions restent à haut risque : l’Asie-Pacifique compte 15 morts et un nombre record de journalistes emprisonnés, l’Europe en enregistre 10, tandis que l’Afrique et les Amériques comptent respectivement 9 et 8 victimes.
La FIJ souligne également l’explosion du nombre de journalistes emprisonnés : 533 dans le monde, dont 143 en Chine et 41 Palestiniens détenus en Israël. La présidente de l’organisation, Dominique Pradalié, fustige « l’inaction honteuse » des gouvernements et appelle les Nations unies à adopter un instrument international dédié à la protection des journalistes. Un rappel sévère que le droit à l’information, déjà fragilisé, est aujourd’hui plus menacé que jamais.
Source: FIJ
