À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le leader de l’église Roc Solide de Tabarre, le Révérend Dr Forges a rendu publique sa position officielle sur la situation politique du pays. Il estime que cette échéance constitue la fin réelle du mandat du CPT, sans que les résultats attendus n’aient été atteints, notamment en matière de sécurité, de stabilité, d’organisation d’élections démocratiques et de restauration de l’ordre institutionnel.
Toutefois, le Rév. Dr Forges précise que ce constat ne saurait être interprété comme un appel au désordre ou à la rupture. Il affirme rejeter toute forme de chaos, rappelant que le pays a déjà trop souffert de l’instabilité et des solutions improvisées. Selon lui, la fin du mandat du CPT doit être reconnue avec responsabilité, lucidité et maturité politique.
Face à cette situation, il plaide en faveur d’un accord politique inclusif réunissant les forces politiques, la société civile, les confessions religieuses, le secteur privé et les acteurs sociaux crédibles. L’objectif, explique-t-il, est d’éviter un vide institutionnel susceptible de fragiliser davantage la Nation.
Le Rév. Dr Forges souligne que cet accord devrait être clair et limité dans le temps. Il viserait à établir une gouvernance transitoire légitime et consensuelle, à créer les conditions sécuritaires, institutionnelles et électorales nécessaires, et à conduire le pays vers des élections démocratiques, libres, crédibles et inclusives.
Dans sa déclaration, il rappelle également que la stabilité sans légitimité reste fragile, tout comme la légitimité sans stabilité est impossible. Il appelle ainsi au dialogue, à l’inclusion et au sens de l’État, estimant que les intérêts partisans et personnels doivent céder la place à l’intérêt national.
Enfin, le Rév. Dr Forges sollicite l’appui actif des organisations internationales, notamment l’ONU, l’OEA, la CARICOM, les États-Unis et le Canada, afin de faciliter la recherche d’un consensus politique entre les acteurs haïtiens. Il insiste toutefois sur le rôle de facilitateur de la communauté internationale, dans le respect de la souveraineté nationale, afin que les solutions émergent avant tout de la volonté et de la responsabilité des Haïtiens.
