Trente-cinq ans après la fin de la dictature d’Augusto Pinochet, le Chili a élu un président issu de l’extrême droite. José Antonio Kast est sorti vainqueur de l’élection présidentielle organisée en cette fin d’année, recueillant près de 58 % des suffrages, devançant largement la candidate de gauche Jeannette Jara, qui a reconnu sa défaite.
Cette victoire s’est construite autour d’un discours axé sur la sécurité, la lutte contre la criminalité et le contrôle de l’immigration, des thèmes qui ont trouvé un écho auprès d’une frange importante de l’électorat. Le scrutin apparaît également comme une sanction du gouvernement de gauche sortant, vivement critiqué pour sa gestion des questions économiques et sociales.
Ce tournant politique majeur soulève de nombreuses interrogations quant à l’avenir démocratique et social du pays. Pour de nombreux observateurs, l’élection de José Antonio Kast marque l’ouverture d’une nouvelle phase de l’histoire politique chilienne, dont les conséquences restent encore incertaines.
