Les États-Unis ont annoncé, le mercredi 7 janvier 2026, avoir saisi un pétrolier battant pavillon russe dans l’Atlantique Nord. Moscou a rapidement dénoncé l’opération et exigé de Washington le rapatriement dans les plus brefs délais des membres d’équipage russes présents à bord.
« Il s’agit d’un navire appartenant à la flotte fantôme vénézuélienne, qui transportait du pétrole visé par des sanctions américaines. Ce navire a été considéré comme sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau et faisait l’objet d’une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’équipage sera poursuivi », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Selon les autorités russes, le navire, baptisé Marinera, aurait obtenu le 24 décembre une autorisation provisoire pour naviguer sous pavillon russe. Washington affirme de son côté qu’il s’agit du Bella 1, un pétrolier placé sous sanctions américaines depuis 2024 en raison de ses liens présumés avec l’Iran et le Hezbollah, mouvement chiite libanais.
La secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kristi Noem, a indiqué que le navire avait changé de pavillon et fait repeindre son nom sur la coque dans une tentative « désespérée et vaine » d’échapper à la justice américaine.
Les autorités russes ont vivement condamné cette opération, rappelant qu’en vertu du droit international, aucun État n’est autorisé à recourir à la force contre des navires dûment immatriculés sous la juridiction d’un autre État. Elles exigent le rapatriement immédiat des membres d’équipage.
