Le Groenland et le Danemark ont sollicité une rencontre rapide avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, afin d’évoquer les récentes déclarations de Donald Trump sur une possible annexion du Groenland. L’information a été confirmée mardi 6 janvier par la ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt.
Selon cette dernière, l’objectif de cette démarche est d’obtenir des clarifications sur les propos tenus par l’ancien président américain. Sa porte-parole avait en effet indiqué que Donald Trump étudiait « plusieurs options », y compris le recours à la force militaire. Dans une publication sur sa page Facebook, Vivian Motzfeldt a déploré qu’aucune rencontre n’ait, à ce stade, pu être organisée, malgré les nombreuses demandes formulées en 2025 par les autorités groenlandaises et danoises.
De son côté, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a estimé que le moment était venu d’engager un dialogue direct avec Washington. À l’issue d’une réunion avec la commission parlementaire des Affaires étrangères, il a insisté sur la nécessité de « dissiper certains malentendus » autour de ce dossier sensible.
Face aux revendications américaines, plusieurs pays européens ont affiché leur soutien au Danemark. La France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont publié une déclaration commune affirmant leur solidarité. Les ministres des Affaires étrangères des pays nordiques ont, pour leur part, rappelé que toute décision concernant le Groenland relevait exclusivement du Danemark et du Groenland.
En déplacement à Paris pour un sommet des alliés de l’Ukraine, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, s’est félicitée de cet appui européen. Selon elle, cette mobilisation démontre que la question du Groenland dépasse désormais le cadre bilatéral et constitue un enjeu européen majeur.

