L’Ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH) exige la révocation de Me Edo Zéphyrin de son poste à la tête du parquet de Cap-Haïtien. Cette demande fait suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’images montrant le procureur en train de gifler violemment un citoyen dans l’exercice de ses fonctions.
Selon l’ORDEDH, cet acte de barbarie administrative constitue une insulte à la robe, un affront à la dignité humaine et une violation flagrante de la Constitution haïtienne. Dans un communiqué, l’organisation rappelle que le rôle du commissaire du gouvernement est de poursuivre les infractions, et non de s’en rendre coupable.
En recourant à la violence physique, Me Zéphyrin s’est transformé en agresseur et a gravement discrédité l’ensemble de l’appareil judiciaire, estime l’ORDEDH. Face à cette dérive autoritaire, l’organisation de défense des droits humains exige une prise en charge immédiate de la victime ainsi que la révocation du commissaire, afin de rétablir l’image de la justice et de protéger la population contre les abus de pouvoir.
Par ailleurs, l’ORDEDH réclame l’ouverture d’une action publique, soulignant que ce geste constitue une voie de fait prévue et punie par la loi. « La justice ne peut pas avoir le visage de la violence. Le silence ou l’inaction du ministère serait une complicité tacite avec l’arbitraire », a martelé l’organisation.
