Le Ministère du Commerce et de l’Industrie a organisé, le vendredi 20 février 2026, un atelier de discussion à l’hôtel Montana, à Pétion-Ville, autour de la qualité de l’eau consommée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Cette rencontre fait suite aux résultats préoccupants d’une étude réalisée par le ministère sur les eaux traitées et conditionnées. L’objectif principal était de réunir les institutions concernées afin d’élaborer une réponse coordonnée face à cette situation.
Plusieurs organismes étatiques ont pris part à cet atelier, notamment le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), le Ministère de l’Environnement ainsi que le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications. Chaque institution a présenté un plan de réponse en vue d’aboutir à une proposition commune.

Cette proposition sera ensuite soumise au Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, dans le but de définir des actions concrètes et urgentes.
L’atelier s’est déroulé en présence du ministre du Commerce, James Monazard, du ministre des Travaux publics, Raphaël Hosty, du directeur général du ministère du Commerce, Panel Paulémont, ainsi que de plusieurs représentants des institutions partenaires.
Selon le ministre James Monazard, une circulaire d’information sera prochainement publiée afin de communiquer les décisions prises par les organismes participants.

Des résultats d’étude alarmants
Présentée le 30 janvier dernier, l’étude menée par la Direction de Contrôle de la Qualité des Produits de Consommation (DCQPC), entre août 2025 et janvier 2026, révèle une situation particulièrement inquiétante.
Les analyses montrent que plus de 95 % des échantillons présentent une minéralisation extrêmement faible. Sur le plan bactériologique, des indicateurs de contamination fécale ont été détectés dans 83,5 % des cas, avec la présence d’Escherichia coli dans 15,6 % des échantillons.
Ces résultats traduisent un risque élevé de propagation de micro-organismes pathogènes, pouvant affecter gravement la santé de la population.
Par ailleurs, plus de 92 % des sachets d’eau analysés ne respectent pas les normes en vigueur, notamment en matière d’enregistrement et d’étiquetage. Une situation qui compromet le droit à l’information des consommateurs et accentue les risques sanitaires.
Vers une réponse coordonnée de l’État
Face à ces constats, les autorités entendent renforcer la régulation du secteur et améliorer les mécanismes de contrôle de la qualité de l’eau.
L’atelier du 20 février marque ainsi une étape importante vers la mise en place d’une stratégie commune visant à garantir un accès à une eau potable sûre pour la population de la région métropolitaine.
