Face à la recrudescence des incursions armées et des violations du territoire national en lien avec le conflit civil soudanais, les autorités tchadiennes ont annoncé, ce lundi, la fermeture immédiate et complète de la frontière orientale avec ce dernier.
Ainsi, le gouvernement tchadien, par la voix de son ministère de la Communication, justifie cette mesure par la nécessité de protéger l’intégrité de son territoire et de prévenir toute propagation des hostilités. Tous les points de passage sont désormais verrouillés, entraînant la suspension du transit des biens et des personnes, à l’exception des convois humanitaires strictement régulés.
Une escalade qui fait suite à plusieurs incidents majeurs, notamment une frappe de drone fin 2025 contre un camp militaire tchadien à Tiné, qui avait coûté la vie à deux soldats. Alors que le Tchad accueille déjà près d’un million de réfugiés soudanais, les autorités militaires ont prévenu qu’elles se réservaient le droit de riposter contre toute nouvelle agression, marquant un durcissement net de la diplomatie sécuritaire de N’Djamena.
Patrice Assiongbon SOWANOU
