L’Ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH) indique avoir enregistré 175 homicides en février 2026, contre 299 en janvier, en raison de l’insécurité qui règne en Haïti.
L’analyse de la situation sécuritaire pour le mois de février témoigne de l’échec des autorités haïtiennes à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Ce constat est exposé dans un rapport de l’ORDEDH, qui recense 175 homicides dans le pays au cours du mois de février 2026, contre 299 en janvier.
Bien que le nombre d’homicides ait diminué, pour l’organisation, ce recul apparent ne se traduit pas par une réelle amélioration de la sécurité, mais plutôt par la persistance d’une violence structurelle et d’un danger imminent pour la nation. L’ORDEDH souligne que ces 175 décès témoignent de stratégie de déploiement et d’occupation de plus en plus sophistiquées des groupes armés, supérieures à celles observées en 2025.
Selon l’organisation de défense des droits humains, le ralentissement des opérations policières depuis plus d’un mois a permis aux factions criminelles de consolider leurs acquis et de déplacer leurs bases logistiques vers de nouvelles zones, transformant la capitale et ses environs en un véritable théâtre d’opérations tactiques complexes.
L’utilisation de drones, considérée comme une solution technologique majeure, n’a pas produit de résultats convaincants en février, révélant les limites d’une approche purement matérielle au détriment de l’engagement humain et tactique. L’ORDEDH estime que cette situation est aggravée par le découragement des unités de la Police nationale d’Haïti (PNH), dont les agents font face à un manque d’accompagnement en cas de blessures ou de décès, tandis que l’agressivité des gangs ne cesse de croître.
Dans ce contexte particulièrement préoccupant, l’ORDEDH rappelle que la sécurité nationale ne peut rester suspendue aux aléas politiques sans risquer un effondrement de l’autorité de l’État. En ce sens, l’institution recommande un investissement prioritaire dans une doctrine de renseignement préventif et opérationnel, capable d’anticiper les manœuvres des groupes armés, ainsi que dans un protocole de prise en charge socio-médicale de la PNH et des FAd’H.
