L’INDDESC rappelle que plusieurs dispositions de la Constitution de 1987 sont directement mises en cause, notamment celles garantissant le droit à la vie, à la santé, à l’alimentation, à l’éducation et à des conditions de travail équitables. À cela s’ajoutent les engagements internationaux d’Haïti, tels que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention américaine des droits de l’homme, qui imposent à l’État une action effective pour protéger les citoyens contre les atteintes économiques graves.

 


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L’organisation pointe également du doigt l’inaction du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant que les mesures prises restent insuffisantes face à une crise multidimensionnelle. Elle évoque une responsabilité à la fois politique, juridique et potentiellement internationale de l’État, dans un contexte marqué par une inflation persistante, la dépréciation de la gourde, la hausse des prix du carburant et l’aggravation de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire.

 

Face à cette situation, l’INDDESC appelle à des actions urgentes, notamment la régulation des prix des produits de première nécessité, la révision du salaire minimum et la mise en place de mécanismes de protection sociale. Elle exhorte également à plus de transparence dans les décisions économiques et à l’ouverture d’un dialogue national sur la dignité économique. L’organisation met en garde contre les risques d’une rupture sociale profonde si aucune mesure concrète n’est prise rapidement.