Gilbert Bigio est mort après plusieurs décennies consacrées aux affaires en Haïti. Il avait fondé le GB Group en 1972, un groupe qui s’est développé dans plusieurs secteurs de l’économie, notamment l’industrie, l’énergie, le commerce, les télécommunications, la logistique et l’immobilier. Son décès a été rapporté mardi par plusieurs médias haïtiens.

 

En décembre 2022, le gouvernement canadien avait imposé des sanctions économiques à Gilbert Bigio. Ottawa affirmait alors avoir des raisons de croire que lui et deux autres hommes d’affaires, Reynold Deeb et Sherif Abdallah, utilisaient leur position au sein de l’élite économique haïtienne pour protéger ou faciliter les activités illégales de gangs armés, notamment par le blanchiment d’argent et d’autres actes de corruption. Ces mesures prévoyaient notamment une interdiction de transactions et le gel des éventuels avoirs détenus au Canada.

 

Le nom de Gilbert Bigio était également apparu dans les Pandora Papers, une vaste enquête internationale publiée en 2021. La base de données du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) fait état de liens entre Bigio et plusieurs structures offshore enregistrées notamment aux Îles Vierges britanniques. L’ICIJ a également rapporté, sur la base du travail du Miami Herald, que Bigio avait acheté à Paris une Mercedes Maybach appartenant auparavant à la succession de Jeffrey Epstein, pour environ 132 000 dollars.

 

Les funérailles de Gilbert Bigio sont prévues ce jeudi 1er octobre 2026 à Hollywood, en Floride. Il laisse derrière lui plusieurs décennies d’activité dans le monde des affaires haïtien, mais aussi un parcours qui a fait l’objet de nombreuses controverses et de mesures internationales au cours des dernières années.