Les deux professionnels de la presse, qui travaillent respectivement pour l’Agence France-Presse (AFP) et l’Associated Press (AP), se trouvaient sur place avec d’autres journalistes pour couvrir la cérémonie funéraire.

 

Selon des témoignages rapportés sur les réseaux sociaux, les deux journalistes ont été pris à partie par des membres de la population alors qu’ils exerçaient leur métier.

 

Odelyn Joseph a notamment rapporté avoir été violemment frappé par plusieurs individus alors qu’il effectuait son travail de photojournaliste. Clarens Siffroy a, de son côté, confirmé avoir également été victime d’une agression physique.

 

Dans une déclaration à Juno7, Clarens Siffroy a expliqué avoir notamment reçu des coups dans le dos de la part de plusieurs personnes présentes sur les lieux.

 

Face à la situation, les deux journalistes ont dû quitter précipitamment les lieux et trouver refuge au commissariat de Kenscoff. D’autres professionnels de la presse auraient également été pris pour cible au cours de ces incidents.

 

Ces agressions surviennent dans un contexte particulièrement tendu à Kenscoff, quelques jours après les attaques meurtrières menées par des gangs armés contre la population de la commune, dans la nuit du 23 au 24 août dernier.

 

Selon les Nations unies, ces violences ont fait au moins 47 morts et 22 blessés, plongeant une nouvelle fois la commune dans le deuil et la consternation.

 

L’agression de journalistes venus couvrir les funérailles des victimes relance la question de la sécurité des professionnels de la presse en Haïti, particulièrement lorsqu’ils sont appelés à travailler dans des zones marquées par la violence et l’insécurité.