À trois mois de la date du 7 février 2026, marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le paysage politique haïtien est en pleine effervescence. Les discussions et négociations s’intensifient entre les acteurs politiques, chacun cherchant à influencer la forme que prendra la suite de la transition. Dans ce climat d’incertitude, quatre scénarios majeurs émergent.
Le premier scénario évoque le maintien d’un membre du CPT aux côtés de l’actuel Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, garantissant ainsi une certaine continuité dans la gestion du pouvoir. Le deuxième, dit “monocéphale”, verrait Fils-Aimé diriger seul le pays avec un nouveau cabinet ministériel, sans président. Le troisième scénario associe le président de la Cour de cassation à Fils-Aimé dans un nouveau gouvernement, tandis que le quatrième, plus radical, propose le renvoi pur et simple du CPT et du gouvernement actuel.
Fait notable : le nom d’Alix Didier Fils-Aimé revient dans presque tous les scénarios envisagés. Selon des sources proches de la communauté internationale, cette insistance s’expliquerait par une volonté d’éviter une nouvelle transition politique, qui risquerait de compromettre l’organisation d’élections cette année. Le maintien de Fils-Aimé est donc perçu comme une option pragmatique pour préserver une relative stabilité.
Même dans l’éventualité d’un départ du CPT sans accord politique préalable, la crainte d’un vide institutionnel serait écartée. Les partenaires internationaux envisagent que Fils-Aimé reste en poste le temps de trouver une solution politique durable, assurant ainsi la continuité de l’État et évitant une paralysie des institutions.
Cependant, la communauté internationale, notamment les États-Unis, ne semble pas disposée à soutenir une nouvelle transition. L’objectif affiché est de clore le processus en cours depuis plus d’un an, qui n’a pas réussi à doter Haïti de dirigeants élus et légitimes. Une conclusion rapide de cette transition est désormais perçue comme essentielle pour espérer remettre le pays sur la voie d’un ordre démocratique stable.
Source: Gazette Haïti
