Dans un texte publié sur Facebook le mardi 9 décembre, le pasteur et professeur Claude Emmanuel Camille exprime sa profonde inquiétude face à la situation actuelle de la presse en Haïti. Il dénonce une corruption généralisée qui, selon lui, affecte gravement la jeunesse et fragilise les valeurs fondamentales de la société. L’éducation et la formation professionnelle, autrefois perçues comme des piliers essentiels, seraient désormais reléguées au second plan au profit de gains faciles.
Le pasteur Camille affirme que le journalisme d’aujourd’hui s’éloigne considérablement des standards qui prévalaient dans les années 1990. À cette époque, rappelle-t-il, les journalistes s’efforçaient d’acquérir une véritable formation et s’inspiraient de figures emblématiques telles qu’Ady Jean Gardy, Jean Dominique ou encore Marcus Garcia. Il regrette que de nos jours, certains s’autoproclament journalistes sans aucune compétence, se contentant d’un téléphone portable et d’une présence sur les réseaux sociaux.
Face à cette dérive, Claude Emmanuel Camille propose la création d’une commission de la presse chargée d’instaurer un code de déontologie, de réguler l’exercice de la profession et de délivrer des certifications officielles. Selon lui, une telle réforme est indispensable pour restaurer la crédibilité du métier et empêcher toute utilisation du micro comme instrument de chantage.
Le pasteur conclut en appelant à l’intégration de personnes intègres au sein des institutions, condition indispensable pour amorcer une véritable transformation nationale.
