Le dysfonctionnement du système judiciaire à Belle-Anse atteint un niveau préoccupant. Dans une prise de position publique, le journaliste et citoyen engagé Arisma Anel alerte les autorités sur l’état critique de la justice dans la commune et appelle à des actions urgentes pour en rétablir le bon fonctionnement.
À Mare-Briole, le Tribunal de paix, achevé depuis plus de dix ans, n’a jamais été inauguré, malgré la disponibilité d’agents. Au centre-ville de Belle-Anse, la situation n’est guère meilleure : un seul juge et un greffier assurent le fonctionnement du tribunal pour une population estimée à 75 000 habitants depuis 2015. Dix ans plus tard, cette insuffisance de personnel compromet sérieusement l’accès des citoyens à la justice. À Mapou, le Tribunal de paix ne dispose que d’un greffier, sans juge ni effectif adéquat.
Par ailleurs, dix mois après la publication d’un arrêté annonçant la création d’un Tribunal de première instance (TPI) à Belle-Anse, aucune avancée concrète n’a été enregistrée, pas même l’identification d’un local pour l’accueillir. Ce vide institutionnel contraint les CASEC à se substituer à l’autorité judiciaire, rendant parfois une justice informelle aux conséquences risquées pour la sécurité sociale, la protection des enfants et le respect des droits fondamentaux.
Face à cette situation, Arisma Anel exhorte les autorités compétentes, en particulier le ministère de la Justice, à se réveiller et à prendre les mesures nécessaires afin de garantir une justice équitable, accessible et fonctionnelle à l’ensemble des citoyens de Belle-Anse.
