La publication du rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), mettant en cause l’ancien président Joseph Michel Martelly, aurait provoqué de vives réactions au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT). Selon des informations relayées par Radio Télé Métronome, certains conseillers présidentiels, dont plusieurs seraient déjà inculpés pour corruption, envisageraient le remplacement du directeur général de l’ULCC, Hans L. Joseph.
D’après la même source, un responsable d’une organisation de défense des droits humains aurait été approché pour occuper ce poste stratégique. Une telle démarche soulève de nombreuses interrogations, notamment quant à l’indépendance des institutions de contrôle, à un moment où la lutte contre la corruption demeure un enjeu majeur pour le pays.
Toujours selon les informations disponibles, à environ cinquante jours de la fin du mandat du CPT, des conseillers présidentiels, vivement critiqués pour leur incapacité à rétablir la sécurité et à organiser des élections, envisageraient de nommer plus d’une quinzaine de directeurs généraux, notamment à l’UCREF. Une stratégie qui, selon des observateurs, viserait à consolider leurs positions au-delà du 7 février.
