Alors que le gouvernement haïtien accélère le processus électoral et que de nouveaux partis politiques émergent à travers le pays, des voix s’élèvent pour exiger plus de clarté et de responsabilité dans la conduite de la vie politique. Parmi elles, celle de Yvenert Foeshter Joseph, journaliste chevronné et PDG de la RSF/TSF, qui pose une série de questions directes et sans détour aux aspirants au pouvoir.
Dans une prise de position largement relayée sur la toile, le journaliste met l’accent sur un enjeu fondamental : la transparence financière des candidats et des formations politiques. Pour lui, l’organisation d’élections ne saurait se limiter à la multiplication des candidatures ou à la création effervescente de nouveaux partis.
« Ou te kandida deja, wi. Ou te bay rapò depans kanpay ou ?
Ou te chèf deja nan leta, wi. Ou te klè devan ULCC, CSCCA, UCREF ?
Eleksyon sa, ap gen siveyans. »
À travers ces interrogations, Yvenert Foeshter Joseph rappelle que la participation à la vie politique implique des obligations légales et morales, notamment envers les institutions de contrôle de l’État telles que l’ULCC, la CSCCA ou l’UCREF. Selon lui, toute ambition présidentielle ou législative doit d’abord passer par un examen rigoureux du passé administratif et financier des candidats.
Le journaliste va plus loin en s’attaquant au nerf de la guerre électorale : le financement.
« Eleksyon, wi. Ou kandida, wi. Ki bidjè kanpay ou ? Ki sous kòb la ?
Eleksyon an pa blanchisri non. »
Un avertissement clair contre l’utilisation de fonds douteux ou illicites dans les compétitions électorales. Pour le PDG de la RSF/TSF, les élections ne doivent en aucun cas devenir un mécanisme de blanchiment d’argent ou de recyclage de capitaux d’origine obscure.
S’agissant de la floraison récente de partis politiques, Yvenert Foeshter Joseph se montre à la fois ouvert et exigeant.
« Ou fè yon nouvo pati. Bravo ! Ou vle vin chanje bagay yo. Ok.
Ki montan bidjè pati w la pou egzèsis fiskal la ? Kote finansman ou sòti ? »
Il estime que la création d’un parti politique, si elle est louable, doit s’accompagner d’une gestion financière transparente et documentée, conforme aux exigences d’un État moderne.
Enfin, le journaliste conclut son interpellation par une question centrale, qui résume l’enjeu démocratique actuel :
« Ou vle vin chèf pou dirije bidjè peyi a ?
Ban m wè bidjè pati politik w a pou egzèsis fiskal 2025-2026. »
À travers cette sortie, Yvenert Foeshter Joseph invite l’opinion publique, les institutions de contrôle et les électeurs à exercer une vigilance accrue sur l’ensemble du processus électoral. Dans un pays marqué par des crises répétées de gouvernance, ces questionnements résonnent comme un appel à rompre avec les pratiques du passé et à imposer une nouvelle culture de reddition de comptes.
À l’approche des élections, la transparence financière pourrait bien devenir le véritable test de crédibilité pour les candidats et les partis politiques en lice.
Jean Daniel Pierre
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