Une vive tension a régné ce vendredi à Pont-Sondé, notamment dans la zone de Pachwal, où des manifestants ont investi les rues pour exprimer leur ras-le-bol face à l’insécurité persistante qui gangrène le département de l’Artibonite.


La principale cible de cette mobilisation populaire est le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils Aimé, ainsi que les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT). Visiblement en colère, les protestataires reprochent aux autorités leur inaction face à la montée en puissance des gangs armés dans la région.
Des barricades ont été érigées, des slogans hostiles au pouvoir en place scandés, tandis que plusieurs voix se sont élevées pour exiger des mesures concrètes et urgentes contre les groupes criminels, notamment ceux opérant dans la vallée de l’Artibonite.
Selon plusieurs manifestants interrogés, un ultimatum de 48 heures a été lancé. À défaut d’actions visant à neutraliser les gangs dans ce délai, le mouvement de protestation pourrait s’intensifier, avec des actions jugées plus radicales.
Cette nouvelle flambée de tensions survient dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile, marqué par les difficultés persistantes de l’État à rétablir l’ordre dans plusieurs zones stratégiques du pays.
D’Haïti Wilkervens
Le Bainétien
