Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a annoncé la tenue du premier tour des élections générales le 30 août 2026, suivi d’un second tour prévu pour le 6 décembre 2026. Toutefois, ces échéances restent strictement conditionnées au rétablissement d’un climat sécuritaire acceptable à travers le pays, selon un document explicatif publié par l’institution électorale.
Dans ce document, le CEP dresse un constat alarmant de la situation sécuritaire nationale. De nombreuses communes, notamment dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite, du Centre et du Nord-Ouest, demeurent sous le contrôle ou l’influence de gangs armés. L’absence de l’État y est criante, rendant toute activité institutionnelle extrêmement difficile.
La situation est jugée particulièrement critique dans des zones stratégiques telles que Croix-des-Bouquets, Gressier et Petite-Rivière-de-l’Artibonite, où les autorités peinent à exercer la moindre autorité. Dans ces conditions, l’organisation d’élections crédibles, inclusives et sécurisées apparaît comme un défi majeur.
Face à ce tableau préoccupant, le CEP insiste sur la responsabilité de l’Exécutif, appelé à prendre des mesures urgentes et concrètes pour rétablir la sécurité et permettre le déploiement effectif du processus électoral. Sans un retour minimal à l’ordre public, la tenue des scrutins aux dates annoncées pourrait être sérieusement compromise.
Cette annonce relance ainsi le débat sur la faisabilité réelle du calendrier électoral, dans un contexte où l’insécurité continue de s’aggraver et où la population, déjà éprouvée, demeure sceptique quant à la capacité des autorités à garantir des élections libres et sûres dans les mois à venir.
