Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a clôturé, le mardi 20 janvier, trois jours de dialogue national visant à dégager un consensus autour de la dissolution de l’organe et des mesures à adopter pour l’instauration d’un nouveau pouvoir intérimaire après le 7 février 2026.
Durant ces échanges, les membres du CPT ont rencontré plusieurs représentants de la classe politique et de la société civile. Ont notamment pris part aux discussions des représentants de l’Accord du 21 décembre, de la Conférence nationale des acteurs, du Consensus national inclusif (CONAI) et du Conseil national de la société civile (CONASOC).
Les consultations se sont également étendues à des représentants du secteur syndical, du vaudou ainsi qu’au Forum des anciens parlementaires. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre du dialogue national engagé en vue de dégager un consensus haïtien autour d’un mécanisme de gouvernance capable de garantir la stabilité politique, institutionnelle et sociale du pays après le 7 février 2026.
Cependant, malgré ces consultations, les incertitudes persistent quant à l’avenir du CPT. Plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile continuent de réclamer la démission du Conseil, invoquant les dispositions de l’Accord du 3 avril 2024.
Ce mercredi 21 janvier 2026, plusieurs quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, dont Pétion-Ville, se sont réveillés dans un climat de tension. Un mouvement de protestation spontané s’est déclenché pour exiger le départ du CPT, dont le mandat arrive à échéance dans moins de quinze jours.
