Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a fermement condamné les multiples blocages observés sur plusieurs axes routiers de la capitale, ce mercredi 21 janvier, à la suite d’un mouvement de protestation spontané déclenché par la population.
Selon le chef du gouvernement, ces actions constituent une grave atteinte à la liberté de circulation des citoyens, entravent le fonctionnement normal des activités économiques et sociales et menacent la cohésion nationale.
En tant que garant de la protection des citoyens, Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé avec fermeté que nul ne saurait, sous aucun prétexte, prendre en otage l’espace public au détriment de la population. Il a souligné que l’État restera ferme, vigilant et résolu face à toute tentative de désordre, de blocage ou de déstabilisation, tout en assurant le strict respect des droits fondamentaux et l’application rigoureuse de la loi.
Tout en se disant ouvert au dialogue républicain, le Premier ministre a appelé au sens des responsabilités citoyennes et rappelé que les revendications, quelle que soit leur nature ou leur légitimité, doivent s’exprimer exclusivement dans le cadre des lois de la République et dans le respect de l’ordre public.
À l’approche du 7 février, des habitants de plusieurs quartiers de l’agglomération de Port-au-Prince ont lancé un mouvement de protestation tôt dans la matinée de ce mercredi 21 janvier 2026 pour exiger le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), qu’ils accusent de n’avoir pas répondu aux besoins essentiels de la population après plus de deux ans au pouvoir.
Bien qu’aucun leader ne revendique officiellement ces mouvements, des acteurs de la société civile ainsi que des membres de la classe politique annoncent de nouvelles actions contre le CPT dans les prochains jours.
