Un navire de guerre américain est arrivé au large des côtes de Port-au-Prince, tandis que deux bâtiments des garde-côtes des États-Unis patrouillent déjà dans la zone, selon le Miami Herald. Cette présence militaire intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, à l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), composé de neuf membres.
Selon les informations disponibles, le déploiement du navire USS Southland coïncide avec les incertitudes entourant la transition politique en Haïti. Bien que le Conseil présidentiel ait officiellement accepté de se retirer à l’expiration de son mandat, certains de ses membres continuent de s’impliquer dans les discussions sur l’avenir du pays. Une attitude qui contraste avec les avertissements des autorités américaines, rappelant que le mandat du CPT prendra fin ce samedi.
Par ailleurs, le destroyer américain USS Stockdale, un bâtiment de la classe Arleigh Burke équipé de systèmes de combat avancés, figure parmi les navires déployés par l’administration américaine dans la région des Caraïbes. Conçu pour mener plusieurs types d’opérations militaires, ce navire illustre la montée en vigilance des États-Unis face à l’instabilité régionale.
Pendant ce temps, Haïti demeure confrontée à un vide politique préoccupant. La population, tout comme les acteurs politiques, peine à s’entendre sur un modèle de gouvernance pour l’après-7 février, une situation qui accentue l’incertitude et alimente les inquiétudes quant à l’avenir politique du pays.
