Dans un bulletin publié le 9 octobre 2026, l’Observatoire pour la Bonne Gouvernance et la Démocratie (O.B.G.D) a analysé les modifications apportées au décret électoral et au calendrier des prochaines élections en Haïti. Selon l’organisation, ces changements, réalisés notamment à la suite des revendications de partis et de groupements politiques, ont des conséquences sur l’ensemble du processus électoral.

 

Le premier amendement du décret électoral, adopté le 2 juillet 2026, a notamment modifié certaines règles relatives au fonctionnement du CEP, à la représentation des femmes et aux conditions de candidature. Il a également renforcé les dispositions concernant les opérations de vote et le dépouillement des bulletins.

 

Le deuxième amendement, intervenu le 5 octobre, a introduit de nouvelles dispositions sur le fonctionnement du Conseil d’administration du CEP et de sa Direction générale. Il prévoit notamment des réunions plénières ordinaires au moins une fois par semaine, avec des règles précises concernant le quorum et la prise de décision. Les modifications comprennent également une réduction des frais d’inscription des candidats et des avantages financiers pour les femmes candidates.

 

Ainsi, les frais d’inscription à la présidentielle passent de deux millions à un million de gourdes. Pour les élections sénatoriales, ils sont réduits de 800 000 à 400 000 gourdes, tandis que ceux des candidats à la députation passent de 300 000 à 100 000 gourdes. Les femmes bénéficient, pour leur part, d’une réduction de 50 %, cumulable avec d’autres réductions prévues par le décret.

 

Parallèlement, le calendrier électoral a connu plusieurs modifications. Le 2 septembre, le CEP avait prolongé la période d’inscription des candidats jusqu’au 14 octobre. Le 16 septembre, une nouvelle prolongation avait été annoncée concernant les inscriptions en ligne et le dépôt des pièces. Enfin, le 5 octobre, le Conseil électoral a procédé à un nouveau réaménagement, portant la date limite d’inscription des candidats au 31 octobre 2026.

 

Face à ces changements successifs, l’O.B.G.D estime qu’une évaluation globale du processus électoral s’impose. L’organisation recommande notamment de rétablir la confiance dans l’institution électorale, de déterminer les conditions de sécurité nécessaires à la tenue des élections et de clarifier les responsabilités des différentes institutions impliquées.

 

Elle préconise également l’adoption d’un calendrier électoral réaliste, tenant compte des contraintes du pays et permettant à chaque citoyen d’exercer effectivement ses droits politiques.

 

Pour l’Observatoire, la réussite du processus électoral dépendra notamment de la capacité des autorités à garantir la sécurité, la transparence et la crédibilité des élections générales en Haïti.