Selon le rapport, le secteur demeure peu réglementé, opaque et exposé à la corruption, notamment parce qu’Haïti n’est toujours pas partie à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

 

Le Groupe d’experts affirme que le réseau associé à Jean-Charles Moïse aurait une influence sur la délivrance des permis d’exportation des civelles ainsi que sur certains agents des douanes. Le rapport évoque également des pressions présumées exercées sur des agents qui auraient refusé de répondre favorablement à certaines demandes.

 

Les experts vont plus loin en affirmant que Jean-Charles Moïse dirigerait un réseau d’exportateurs illicites lié à un réseau régional opérant dans les Caraïbes. Le Groupe estime que ces activités contribueraient à fragiliser l’économie haïtienne et à favoriser des réseaux de contrebande.

 

Le rapport précise que Jean-Charles Moïse est homme d’affaires, secrétaire général de Pitit Dessalines, ancien candidat à la présidence et ancien sénateur du Nord. Ces accusations sont celles du Groupe d’experts et doivent être distinguées d’une éventuelle décision judiciaire.