Me Louimann Macéus critique les pratiques qui, selon lui, contribuent à diviser la jeunesse haïtienne et à affaiblir sa capacité d’action. Il pointe notamment la formation de clans, la multiplication des groupes d’intérêts et les alliances opportunistes dans les milieux engagés dans la défense des jeunes.

 

Selon lui, certaines personnes qui prétendent défendre la jeunesse privilégient leurs ambitions personnelles et leurs calculs politiques au détriment des intérêts collectifs. Il estime que les aspirations des jeunes ne doivent pas servir d’instruments au profit d’agendas particuliers.

 

Dans son message, le président de l’ECCREDHH met également en garde contre les promesses qui ne se traduisent pas par des résultats concrets. Il souligne que la construction d’un avenir meilleur nécessite de la rigueur, de la compétence, de la responsabilité et une vision claire du développement.

 

Me Louimann Macéus invite ainsi les jeunes à prendre conscience de leur force, à mieux s’organiser et à demander des comptes à ceux qui prétendent les représenter. Il appelle à dépasser les rivalités internes et les alliances de circonstance pour privilégier des actions concrètes et durables.

 

« Une jeunesse divisée se laisse manipuler. Une jeunesse lucide, organisée et consciente de ses responsabilités devient une force que nul ne peut impunément instrumentaliser », affirme-t-il dans sa déclaration.

 

Avocat et président de l’ECCREDHH, Me Louimann Macéus est membre d’Amnesty International. Il a suivi des formations spécialisées en droits humains et en droit international humanitaire, ainsi qu’en politiques publiques des droits humains. Il poursuit également des études de master en coopération internationale et en aide humanitaire.