Reconnu par ses partisans pour sa rigueur et son engagement contre la corruption, Hans L. Joseph a dirigé l’ULCC pendant plus de six ans. Sous sa direction, l’institution a produit plus de 68 rapports mettant en cause de hauts responsables de l’État pour des faits présumés de mauvaise gestion et de détournement de fonds publics.

 

Durant son mandat, il a fait de l’assainissement de l’administration publique une priorité. L’objectif affiché était de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques et de lutter contre l’impunité des personnes impliquées dans des actes de corruption.

 

Hans L. Joseph s’est également illustré par ses critiques contre le décret relatif à la Haute Cour de justice. Alors qu’il dirigeait encore l’ULCC, il avait qualifié ce texte de « scandale juridique », une prise de position qui lui aurait valu sa révocation.

 

Depuis, le décret continue de susciter des réactions en Haïti et au sein de la communauté internationale. Dans un éditorial publié par Métronome, des préoccupations sont notamment exprimées quant aux garanties d’impunité que ce texte pourrait offrir à de hauts responsables de l’État impliqués dans des crimes de sang ou des infractions financières.

 

La controverse relance ainsi le débat sur la responsabilité des dirigeants publics, l’indépendance des institutions de contrôle et la nécessité de garantir que les autorités répondent de leurs actes devant la justice.