Les Éditions du Boréal ont annoncé, mercredi, la fin de leur collaboration avec Thélyson Orélien. La maison d’édition a également décidé de ne pas réimprimer son roman C’était ça ou mourir et de ne plus publier de nouveaux ouvrages de l’écrivain.

 

 

Dans un communiqué, l’éditeur explique que l’analyse de plusieurs documents liés à la rédaction du roman a révélé des traces de balises associées à l’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains fichiers. Ces éléments contredisent les déclarations de l’auteur, qui avait assuré à plusieurs reprises ne pas avoir utilisé cette technologie pour écrire son livre.

 

Toutefois, les Éditions du Boréal reconnaissent ne pas pouvoir déterminer avec certitude l’ampleur de l’utilisation de l’IA dans le processus d’écriture. La maison d’édition affirme que sa décision repose notamment sur les nouvelles informations confirmées et sur la confiance, qu’elle juge essentielle, dans sa relation avec les auteurs.

 

La controverse autour du roman a commencé le 21 septembre, à la suite d’allégations concernant le recours à l’intelligence artificielle et des accusations de plagiat. Le 13 octobre, Thélyson Orélien avait nié que des phrases de son livre aient été générées par une IA. Il avait néanmoins présenté ses excuses pour des plagiats, qu’il avait qualifiés d’erreur de jeunesse.

 

L’affaire a également des répercussions à l’international. Les droits de C’était ça ou mourir avaient été cédés à des éditeurs dans une vingtaine de pays, dont l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la Norvège et la Turquie. Les Éditions du Boréal devront donc informer leurs partenaires étrangers des décisions prises concernant le roman.