Au Nigeria, la Haute Cour Fédérale doit trancher sur le dossier de Nnamdi Kanu leader séparatiste reconnu coupable d’actes de terrorisme. Le jeudi 21 Novembre 2025, les séquences vidéos dans lesquelles Kanu proferait de vives menaces viennent appuyer sa culpabilité.
En effet plusieurs chefs d’accusations pèsent contre le leader séparatiste qui n’hésite pas à menacer publiquement l’Etat nigérian et les citoyens. Dans le premier chef d’accusation, le chef du Mouvement pour l’indépendance du Biafra (IPOB) est reproché d’avoir diffusé en septembre 2021 un message destiné, selon l’accusation, à « intimider la population ». Il y menaçait de provoquer la mort de nombreuses personnes et de « paralyser le monde entier ».
Ce qui permettait au juge James Omotosho de déclarer Nnamdi Kanu coupable d’au moins deux des sept chefs d’accusation retenus contre lui. Le tribunal doit encore se prononcer sur les autres charges. Il a également rejeté la nouvelle demande de mise en liberté sous caution formulée par l’accusé, estimant qu’elle était « totalement infondée » et irrecevable au regard des dispositions en vigueur dans la procédure pénale nigériane.
Pour rappel, Nnamdi Kanu a été arrêté en 2021 après une longue cavale et une extradition controversée depuis le Kenya. Il fait face à plusieurs poursuites essentiellement pour terrorisme et diffusion de messages trompeurs. Il est également accusé d’avoir attisé la violence dans le Sud-Est à travers ses appels à l’indépendance, lancés depuis Londres via Radio Biafra.
Patrice Assiongbon SOWANOU
