Le climat politique se tend en Ouganda. La Plateforme d’Unité Nationale (NUP), principal parti d’opposition, monte au créneau et accuse les forces de sécurité d’avoir arrêté plus de 300 sympathisants de Bobi Wine.
La NUP affirme que plus de 300 partisans et cadres du parti ont été interpellés depuis le début de la campagne présidentielle, lancée lundi par Bobi Wine en vue du scrutin prévu en janvier 2026.
Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, star de la pop devenue figure politique, se présente pour la deuxième fois face au président Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis 1986. La longévité du chef de l’État ougandais est l’une des plus importantes du continent. Au fil des années, Museveni a fait modifier la Constitution pour supprimer les limites d’âge et de mandats présidentiels, lui permettant de se maintenir au pouvoir.
Selon le porte-parole de la NUP, Joel Ssenyonyi, les interpellations ont principalement eu lieu à Kampala et Kawempe, où le candidat de l’opposition a entamé ses premiers meetings. Les forces de sécurité auraient également dispersé plusieurs rassemblements à coups de gaz lacrymogène, rapporte la presse locale.
La police, de son côté, affirme avoir arrêté sept personnes accusées d’avoir jeté des pierres et blessé des agents lors d’échauffourées. Elle assure intervenir pour « contrôler des foules turbulentes » et garantir la sécurité publique.
Patrice Assiongbon SOWANOU
