Le climat d’intimidation visant la presse haïtienne franchit un seuil alarmant avec la menace de mort proférée contre Ronald Desormes, présentateur de Premye Okazyon sur la RTVC. Le groupe armé « Viv Ansanm », dirigé par Jimmy Chérizier, alias Barbecue, aurait promis une prime de 50 000 dollars à quiconque s’en prendrait au journaliste.
Cette menace directe provoque un choc dans le milieu médiatique, déjà éprouvé par une insécurité croissante et des conditions d’exercice toujours plus dangereuses. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer cette nouvelle escalade de violence ciblée.
Face à cette situation explosive, les organisations de presse renouvellent leur appel urgent à la mise en place de mesures de protection pour les travailleurs de l’information. Dans un contexte où informer relève désormais de l’acte à haut risque, la survie du journalisme haïtien se retrouve une fois de plus sur la ligne de front.
Une menace qui, au-delà d’un homme, vise le droit fondamental d’informer. En s’attaquant à un journaliste, c’est la liberté de la presse qu’on tente de bâillonner, un pilier essentiel déjà fragilisé, mais indispensable à la démocratie et au droit du public à la vérité.
