Le conseiller du président et ancien coordinateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, a vivement réagi aux violences armées survenues dans la nuit du 29 au 30 novembre 2025 dans les zones de Pont Sondé et Bercy. Selon lui, les habitants ont passé des heures à fuir sous les tirs, dans une scène de chaos devenue tristement familière. Il déplore une population livrée à elle-même, tandis que « le sang continue de couler » et que « vies et biens sont perdus » dans l’indifférence des autorités.

La sortie publique de Fritz Alphonse Jean revêt un poids politique particulier : elle émane d’un acteur central de la transition, directement impliqué dans la gestion de la crise nationale. Et c’est précisément ce qui rend sa critique encore plus acerbe. Il accuse sans détour le gouvernement d’être incapable de répondre aux besoins sécuritaires les plus urgents, alors que cette situation perdure depuis plus d’un an.
L’ancien coordinateur du CPT souligne que toutes les ressources nécessaires avaient été mises à disposition pour permettre au gouvernement d’agir efficacement. Malgré cela, aucune amélioration notable n’a été observée sur le terrain, alimentant un sentiment de frustration et d’abandon parmi les populations touchées.
Fritz Alphonse Jean remet également en question le discours officiel sur la « stabilité », affirmant que la réalité vécue dans une grande partie du département de l’Artibonite contredit totalement les déclarations du gouvernement. Pour lui, cette nouvelle nuit de violence illustre une gouvernance défaillante, incapable d’assurer la sécurité minimale à laquelle les citoyens ont droit.
Cette prise de position, venant d’une figure clé de la transition, met davantage de pression sur un gouvernement déjà critiqué pour sa gestion de la crise sécuritaire. Alors que les violences se multiplient et que les zones affectées s’élargissent, l’écart entre les discours institutionnels et le vécu des communautés s’accentue dangereusement.
