À l’approche des élections générales prévues en janvier 2026, la scène politique ougandaise est marquée par une intensification de la répression visant l’opposition. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a dénoncé une multiplication d’« arrestations et détentions arbitraires » qui suscitent de vives inquiétudes.
L’organisme onusien a fait part de sa « profonde préoccupation » face au climat politique tendu qui prévaut dans le pays. Selon des informations relayées par l’Agence Afrique, au moins 550 personnes ont été arrêtées ou détenues depuis le début de l’année, principalement des membres ou sympathisants du National Unity Platform (NUP), principal parti d’opposition.
Les forces de sécurité ont également régulièrement recours à une force disproportionnée pour disperser les rassemblements de l’opposition. Des témoignages font état d’un usage abusif de gaz lacrymogènes, de fouets, de matraques et, dans certains cas, de balles réelles, mettant gravement en danger l’intégrité physique des manifestants.
Un phénomène particulièrement préoccupant réside dans l’utilisation de minibus banalisés, surnommés « drones », servant à enlever des individus et à les conduire vers des lieux de détention non officiels. Les personnes ainsi capturées seraient détenues au secret, sans accès à un avocat ni à leurs proches, en violation flagrante du droit international.
Face à cette situation, les organisations internationales lancent un appel pressant au respect des droits humains et exhortent les autorités ougandaises à garantir un environnement politique ouvert, pluraliste et respectueux des libertés fondamentales.
Patrice Assiongbon SOWANOU
