À l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une nouvelle flambée de violence pousse des milliers d’habitants du Sud-Kivu à fuir leurs villages, emportant avec eux leurs biens, alors que les affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles de l’AFC-M23 s’intensifient.
Depuis mardi, l’escalade des combats est fulgurante. Les localités de Katogota, Kamanyola et leurs environs sont particulièrement touchées. Samedi, de violents affrontements ont secoué Luvungi et la plaine de la Ruzizi, faisant au moins une vingtaine de morts parmi les civils, victimes innocentes de cette guerre sans fin.
Cette résurgence de la violence survient seulement quelques jours après la signature d’un accord de paix entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame à Washington, un accord qui semble aujourd’hui réduit à néant sur le terrain. Les Forces armées de la RDC (FARDC) et le M23 se rejettent mutuellement la responsabilité des violations du cessez-le-feu.
Sur le terrain, les rebelles renforcent leurs positions dans le nord, tandis que l’armée congolaise se replie et consolide ses forces dans le sud, plongeant la région dans une crise humanitaire croissante. Les organisations locales et internationales suivent la situation avec une inquiétude grandissante et appellent à une intervention urgente pour protéger les civils.
Patrice Assiongbon SOWANOU
