La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné le dossier des 31 personnes présumées impliquées dans la tentative de coup d’État au Bénin. Après avoir été entendus, les mis en cause ont été inculpés pour des faits d’« attentat à la sûreté de l’État, assassinat et trahison ».
Dans la même foulée, les autorités béninoises ont procédé à plusieurs arrestations. Le 12 décembre dernier, Candide Azannaï, ancien ministre chargé de la Défense sous la présidence de Patrice Talon et l’un des plus farouches opposants au pouvoir, a été interpellé.
Il a été suivi par Chabi Georges Yayi, fils de l’ancien président béninois Boni Yayi et cadre du parti d’opposition Les Démocrates. Placé en garde à vue, ce dernier a été remis en liberté après deux jours, mais devra à nouveau se présenter devant le juge le 18 décembre prochain.
Ce mardi après-midi, un autre opposant a été arrêté. Pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré concernant la procédure engagée contre Sounon Boké Soumaïla, député du parti d’opposition Les Démocrates.
Pour rappel, le 7 décembre dernier, un groupe de militaires aurait lancé un assaut contre le domicile du président béninois. Les mutins seraient également parvenus à prendre le contrôle de la télévision nationale afin d’annoncer la destitution du chef de l’État et la mise en place d’un « Comité militaire pour la refondation ». Ils ont ensuite été mis en déroute par les forces loyalistes, appuyées par des avions militaires venus du Nigeria, pays voisin.
Pour l’heure, le principal meneur présumé du coup d’État, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, reste en fuite.
Patrice Assiongbon SOWANOU
