Haïti a marqué, ce jeudi, le 222e anniversaire de sa proclamation d’Indépendance à travers une cérémonie officielle organisée à la Villa d’Accueil, à Port-au-Prince. Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, y a pris part aux côtés du président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, et des conseillers-présidents, en présence de plusieurs hauts responsables de l’État.
Une fois encore, les autorités n’ont pas pu se rendre aux Gonaïves, ville historique où fut proclamée l’Indépendance le 1er janvier 1804. Depuis plusieurs années, l’insécurité persistante empêche l’État haïtien d’y organiser les cérémonies officielles, révélant les limites du contrôle territorial et les défis majeurs auxquels font face les institutions publiques en matière de sécurité.
Dans ce contexte, la commémoration s’est voulue un moment de réflexion sur l’héritage laissé par les fondateurs de la Nation. Les responsables étatiques ont rappelé que l’acte de 1804 ne fut pas seulement une victoire militaire, mais un message universel en faveur de la liberté, de la dignité humaine et de la souveraineté des peuples opprimés.
S’adressant à la Nation, le chef du gouvernement a mis l’accent sur la nécessité d’un sursaut collectif face aux crises multiples que traverse le pays. Il a appelé à l’unité nationale, au renforcement des institutions et à une responsabilité partagée entre l’État et les citoyens pour restaurer l’ordre public et la confiance sociale.
Le gouvernement a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à favoriser un dialogue inclusif et à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections démocratiques en 2026, considérées comme un passage obligé vers le retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité politique.
À l’occasion de cette fête nationale, un message particulier a été adressé aux Haïtiens vivant à l’étranger, invités à rester solidaires du pays et à contribuer, chacun à sa manière, à la reconstruction nationale.
Dans un climat marqué par l’incertitude, les autorités ont insisté sur la nécessité de renouer avec l’esprit de 1804, non comme un simple souvenir historique, mais comme une exigence pour l’avenir.
