À la suite de l’opération ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, samedi 3 janvier 2026 au matin, Donald Trump a annoncé que les États-Unis entendaient diriger le pays jusqu’à la mise en place d’un gouvernement de transition.
Le président américain s’est exprimé lors d’une conférence de presse tenue ce samedi en Floride, consacrée à la situation au Vénézuela. « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse », a déclaré Donald Trump, ajoutant que les États-Unis étaient prêts à lancer « une seconde offensive, plus importante, si nécessaire ».
Après plusieurs mois de manœuvres militaires et d’attaques ciblées contre des navires vénézuéliens soupçonnés d’importer de la cocaïne, Washington est passé des paroles aux actes. Dans la nuit du vendredi au samedi 3 janvier 2026, l’armée américaine a mené une opération militaire d’envergure sur le territoire vénézuélien, aboutissant à la capture du président Nicolás Maduro.
Selon des médias américains, Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été arrêtés à leur domicile, situé sur une base militaire, puis transférés dans l’État de New York. Ils devraient y être inculpés par le ministère américain de la Justice pour leur implication présumée dans un complot de narcoterrorisme.
L’opération américaine a suscité de vives réactions sur la scène internationale. Plusieurs pays, dont la Chine, la Russie et le Brésil, ont fermement condamné l’intervention. De son côté, le président français Emmanuel Macron a écrit sur le réseau social X que « le peuple vénézuélien est aujourd’hui libéré de la dictature de Nicolás Maduro et qu’il n’y a pas de quoi se réjouir ». Il a appelé à une « transition pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », sans faire mention des bombardements ni de l’arrestation du président par les forces américaines.
Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait rappelé que « la France estime qu’aucune solution politique durable ne peut être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir ».
