Des manifestations anti-guerre ont eu lieu samedi 3 janvier à Chicago et à Washington pour dénoncer l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées afin d’exprimer leur opposition à cette opération, qu’elles jugent illégitime et motivée par des intérêts économiques.
Sur la Federal Plaza, à Chicago, les manifestants brandissaient des pancartes arborant des slogans tels que « Pas de sang pour le pétrole » et « Non à la guerre américaine contre le Venezuela ». Les protestataires accusent l’administration américaine d’agir sans l’aval du Congrès et sans véritable consultation démocratique.
« J’ai grandi avec les guerres d’Irak, et on recommence », a déclaré Katrina Denny, 37 ans. Elle a averti que des mobilisations plus importantes pourraient avoir lieu si le gouvernement persiste dans une approche militaire.
De son côté, Adela Cruz, 51 ans, remet en question la légitimité de l’intervention. « Même si Maduro n’est pas légitime, ce n’est pas à nous de le destituer », a-t-elle affirmé, évoquant des motivations liées au pétrole.
Pendant ce temps, à New York, des migrants vénézuéliens ont célébré la destitution de Nicolás Maduro, illustrant la division des opinions au sein de la diaspora.
Les organisateurs préviennent que les protestations pourraient s’intensifier dans les prochains jours si la situation évolue vers une escalade militaire.
Source: New York Times
